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Procès-Verbal AG

Published on 21 Sept. 2018

 

PROCÈS-VERBAL

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE ORDINAIRE

Dimanche 23 septembre 2012

Lucerne, Suisse

 

Le vice-président, Tom Congalton, ouvre la réunion à 10h05.

1. Accueil du Président

Il explique que le Président Arnoud Gerits est absent à cause du décès de son beau-père survenu il y a deux jours. Il regrette qu’il ne puisse présider cette assemblée, non seulement à cause du travail accompli en deux ans, mais aussi à cause des nombreux services qu’il a rendus à la Ligue depuis de nombreuses années.

Il procède à la lecture du mot d’accueil rédigé par A. Gerits :

Chers Présidents, Anciens Présidents et Présidents d’honneur, Membres d’honneur, mon cher Comité, bienvenue à Lucerne pour le 40e congrès de la Ligue!

Tout d’abord, je voudrais remercier nos collègues suisses et particulièrement M. Alain Moirandat, président du SLACES, d’avoir organisé cet événement. Le SLACES ne s’est pas contenté de donner à la Ligue son premier président, William S. Kundig, mais a également déjà accueilli des congrès en 1952 et 1962, ainsi qu’un congrès et foire en 1978. Ce très honorable passé se voit actualisé à nouveau A l’époque troublée que nous vivons, il est fort louable de se risquer à organiser de tels événements, et nos amis suisses doivent être remerciés pour ce qu’ils ont accompli et le programme  qu’ils vont nous offrir ces jours prochains !

Permettez-moi de vous rappeler que les langues officielles de la Ligue sont le français et l’anglais. Vous pouvez participer dans l’une ou l’autre de ces langues. Si vous souhaitez communiquer dans une autre langue, vous devez avoir à vos côtés un interprète qui puisse immédiatement traduire vos propos en français ou en anglais.

Veuillez éteindre vos téléphones portables, sauf en cas d’urgence. Si c’est le cas, n’oubliez pas de le mettre en mode silencieux.

Les pays avec plus de 150 membres ont droit à deux voix ; le vote se fait à main levée, sauf si un scrutin secret est demandé. Toutefois, les élections se feront à bulletin secret. Ceux d’entre vous qui ont reçu mandat d’un président absent, ou qui ont droit à deux voix, veuillez lever vos deux mains (ou davantage !) lors de chaque scrutin.

Une proposition doit être présentée et secondée avant qu’une discussion ne s’engage. Une proposition qui ne trouve pas de second est abandonnée. Une proposition qui ne serait pas à l’ordre du jour ne peut être discutée et votée que si tous les présidents présents sont d’accord pour le faire, sans abstention aucune.

Je voudrais maintenant souhaiter la bienvenue plus spécialement aux nouveaux venus parmi nous :

- John Thomson de l’ABAA,

- Christian Hesse du VDA, notre hôte l’an passé à Weimar

- Dieter Tausch, un vieil ami et ancien membre du comité, maintenant président de l’association autrichienne

- Madame Anne Lamort, chère Anne, bienvenue ici, je suis heureux de te voir !, Président du SLAM

- et pour finir, Olga Tarakanova et Alena Lavrenova, représentant l’association russe.

J’aimerais demander à chacun d’entre vous de vous présenter brièvement et votre association. Comme je vous l’ai demandé dans mon mail du 3 juillet, j’aimerais également vous demander de rapporter brièvement les activités de votre association durant l’année écoulée, et cela formera le point 5 de l’ordre du jour.

Puis, chaque délégué se présente brièvement.

2. Présences, absences, pouvoirs, quorum et désignation des scrutateurs

Présence

Comité :

Tom Congalton, vice-président, président de séance

Poul Poulsen, Trésorier

Paul Feain, Secrétaire Général

Norbert Donhofer

Ulrich Hobbeling

Brigitta Laube

Alain Marchiset

Adrian Harrington, président sortant

Michael Steinbach, président d’honneur

Neveen Marsh, Secrétaire

Barbara van Benthem, Rédactrice du site

 

Associations Nationales

 

ABAA, John Thomson (2 voix)

ABA, Laurence Worms (2 voix)

SLAM, Anne Lamort (2 voix)

VDA, Christian Hesse (2 voix)

NVvA, Ton Kok (1 voix)

ABAC, Liam McGahern (1 voix)

VAO, Dieter Tausch (1 voix)

ABF, Maria Girsel (1 voix)

ANZAAB, Sally Burdon (1 voix)

CLAM, Evelyne Morel de Westgaver (1 voix)

MAE, Adam Bösze (1 voix)

AILA, Gonzalo Fernandez Pontes (1 voix)

VEBUKU, Alain Moirandat (1 voix)

ALAI, Fabrizio Govi (1 voix)

 

Autre

 

Olga Tarakanova (présidente de GAK)

Alena Lavrenova (assistante de Mme Tarakanova)

 

Excuses

 

Des excuses ont été reçues de la part de :

 

Arnoud Gerits (président LILA)

Atsushi Kataoka (président ABAJ)

Ana Maria Bocayuva de Miranda Jordao (présidente, ABLA)

Alain Nicolas (président d’honneur LILA)

Kay Craddock (président d’honneur LILA)

Mitsuo Nitta (membre d’honneur LILA)

Keith Fletcher (membre d’honneur LILA)

Bob Fleck (président d’honneur LILA)

Sigbjörn Ryö (président SVAF)

 

Mandats

 

ABAJ a donné mandat à Alain Moirandat (1 voix)

ABLA a donné mandat à Anne Lamort (1 voix)

SVAF a donné mandat à Maria Girsel (1 voix)

 

Le nombre total de voix est de 21. Le quorum est atteint et l’assemblée peut valablement délibérer. Pour être adoptée, une résolution a besoin de 11 voix.

Adrian Harrington et Michael Steinbach sont nommés scrutateurs.

 

3. In Memoriam

Tom Congalton demande à la Secrétaire de lire la liste suivante des libraires décédés depuis la réunion de Weimar en 2011 :

ABA

Robin Fryde

William Duck

Paul Minet

Diana Parikian

Alex Fotheringham

Alex Rogoyski

Christopher Lennox-Boyd

John  Bell

James Fenning

 

ABAA

George Bartfield

James Lowe

Robert C. Emerson

Donald Reisler

Robert Lee Hodges

Roger Gozdecki

Jack Nessel

Howard Karno

Florence Shay

 

ABAC

Asher Joram

 

ABAJ

Shuji Tanaka

 

ALAI

Giuseppe Zanasi

 

ANZAAB

John Fisher

 

SLAM

Jean-François Bollmeier

Pierre Clerc

Nathalie Desmarest

Jimmy Drulhon

Daniel Founès

Jean-Luc Moresi

Agnès Talec

Christophe Tupin

VDA

Timm Zenner

Dr. Werner Greve

 

Avant de demander aux membres de l’assemblée de se lever pour observer une minute de silence, Tom Congalton annonce qu’il voudrait ajouter à la liste le père d’Irène Gerits. Une minute de silence est alors observée.

 

4. Approbation du procès-verbal de Weimar,  Septembre 2011

Sally Burdon, secondée par Ton Kok, propose l’adoption du procès verbal de Weimar, Septembre 2011. Adoption à l’unanimité.

 

5. Rapports des Associations

Tom Congalton demande à chaque président de donner un rapport bref des activités de son association durant l’année écoulée :

- Fabrizio Govi pour l’ALAI : « Ces dernières années, l’ALAI a accompli un gros travail de promotion de sa marque et surtout du livre ancien au travers de différents supports (foires, interviews dans des journaux, etc.). Récemment, nous avons dirigé nos énergies principalement sur la création d’un nouveau site, et suivant l’exemple de l’association française, nous avons décidé d’utiliser la même technologie utilisée par le site de la LILA. Notre site fonctionne bien, peut facilement partager du contenu avec le site « mère » de la LILA et abriter la recherche libraires et livres. Je pense que d’autres associations devraient suivre ce modèle, qui a l’énorme avantage de permettre un échange continu d’informations entre une association nationale et la Ligue. Nous y avons, de plus, mis en avant le fait que l’ALAI est désormais sous le patronage d’Umberto Eco qui a gentiment accepté d’associer son nom et son image avec notre association. 

En même temps, un de nos confrères, Roberto Sbiroli, fait la promotion de l’ALAI dans tous les réseaux sociaux, afin d’attirer des gens à notre site et peut-être encourager de nouveaux collectionneurs à se lancer. Grâce à son action, en seulement 4 mois nous avons reçu 120 visiteur/jour s en moyenne sur notre site (avec des pointes à 500) pour un total d’environ 10.000 visiteurs uniques, et nous avons plus de 3000 personnes qui aiment notre page Facebook. C’est un résultat incroyable, qui montre que les gens, si bien informés, sont très intéressés par le livre ancien. Je ne connais pas un autre moyen aussi efficace et bon marché pour faire la promotion du livre ancien et d’y attirer du monde.

Quelques mots à propos des foires. Bien que les foires soumises au patronage de la LILA lui  rapportent un revenu important, nous avons décidé l’an passé d’arrêter de soutenir la foire de Milan. Nous faisons beaucoup d’efforts pour maintenir en vie la foire de Bologne, qui nous permet de garder de bonnes relations avec les institutions et bibliothèques italiennes, et nous avons décidé d’attendre de voir comment évolue la foire de Milan. Milan est la meilleure ville italienne pour l’organisation d’une foire, mais comme notre marché devient de plus en plus limité, il n’y a pas de place pour deux foires par an dans cette même ville. Par ailleurs, organiser une foire en opposition à celle organisée par M. Dell’Utri, comme l’a fait avec succès Umberto Pregliasco en 2009, aurait un impact négatif sur notre association en la scindant, c’est ce que nous avions vu en 2009. Il nous faut attendre voir ce que l’avenir nous réserve.

Quant à la sécurité, vous savez tous qu’il y a eu un vol massif de livres à Naples, réalisé par un ancien libraire, Marino Massimo De Caro, qui avait été nommé Conservateur de la Bibliothèque Girolamini et conseiller du Ministre de la Culture. De plus, il s’est avéré que cet homme n’est pas seulement un  voleur, mais également un faussaire qui a fabriqué un nombre impressionnant de fausses éditions de Galilée, y compris une première édition de Sidereus Nuncius qui a étonnamment été certifiée par certains universitaires comme étant l’exemplaire de Galilée. De Caro a causé un tort immense au marché du livre ancien, à plusieurs bibliothèques américaines et italiennes et au monde académique plus généralement. Après son arrestation, nous avons immédiatement informé nos membres et nous avons travaillé en étroite collaboration avec la division culturelle des Carabinieri et en particulier avec le Colonel Raffaele Mancino, en charge de l’enquête jusqu’à il y a une semaine. Nous vous ferons connaître dès que possible l’identité du nouveau responsable. Un certain nombre de nos confrères ont reçu la visite des Carabinieri, et ont été questionnés sur la provenance de certains ouvrages. De ce que je sais, la plupart d’entre eux ont pu ou vont donner une explication satisfaisante et doivent être considérés comme des victimes plutôt que comme des complices de ce crime. De toutes les façons, s’il s’avère qu’un de nos membres est accusé de complicité, nous n’hésiterons pas à suspendre son affiliation, comme le permettent nos statuts. Nous ne pouvons rien faire de plus pour le moment.

Il y a près de deux mois, j’ai visité Sienne pour trouver un accueil pour notre réunion de l’an prochain. J’ai déjà réservé un certain nombre de chambres à l’hôtel Excelsior, qui est au bord du centre ville et très bien situé, car les bus s’arrêtent à l’angle de l’hôtel et que l’on peut se rendre à la Piazza del Campo à pied en 5 minutes. La chambre double coûte 154 Euros petit déjeuner inclus, la chambre simple 139 Euros, plus une taxe de séjour de 2 Euros. Je crois que ces prix sont raisonnables, l’hôtel est confortable bien que ce ne soit pas un hôtel de charme. Tous les autres hôtels que j’ai visités étaient soit trop chers, soit trop moches. L’hôtel Continental est merveilleux, mais la chambre double coûte 390 euros !

Nous comptons également organiser un service de bus de l’aéroport ou de la gare de Florence : un bus sera programmé mercredi pour l’arrivée du comité et au moins deux jeudi (un le matin et un l’après midi) pour passer prendre le plus grand nombre de gens possible. Sienne n’est pas facile d’accès, donc un service de bus est nécessaire. Bien sûr, nous ferons savoir à quelle heure les bus seront programmés pour permettre à chacun de bien organiser son voyage.

Le dîner d’accueil du comité et la réunion du comité peuvent être organisés à l’hôtel qui a une salle de conférence et une très bonne cuisine, d’après ce que l’on m’a dit. Le dîner de jeudi, ainsi que l’assemblée générale de samedi auront lieu dans deux salles mises à disposition gracieusement par la bibliothèque locale et l’académie littéraire.

Le vendredi sera consacré à une visite de Sienne. En soirée, nous aurons la possibilité de visiter un vignoble connu Castello di Fonterutoli, avec dégustation et dîner.

Le dîner d’adieu après l’assemblée aura lieu à Pienza, une ville de la renaissance construite par le pape Enea Silvio Piccolomini, et nous aurons la possibilité de dîner dans le jardin du palais. Pienza est à environ une heure de Sienne. Si nous partons à 16h, 16h30, nous aurons le temps, après l’assemblée, de prendre le bus pour Pienza, visiter la ville (petite) et puis dîner après. »

- Evelyne Morel de Westgaver dit que le CLAM compte actuellement 35 membres, que ce nombre était en baisse, mais qu’ils ont pu accueillir cette année deux jeunes libraires dynamiques. Elle espère qu’ils seront à même d’apporter un nouveau regard sur le métier et donner des idées neuves au CLAM. Le comité aimerait accueillir une réunion des présidents dans un futur proche, mais le CLAM étant une petite association, ce sera très difficile à organiser. L’association belge a également décidé de créer un nouveau site internet, car le webmestre actuel Rockingstone est trop onéreux.

- Anne Lamort rapporte que le SLAM poursuit les activités engagées il y a plusieurs années déjà, la plus importante étant l’organisation du Salon du Grand Palais qui comprend plusieurs évènements : conférences, visites, expositions, lectures…. Les conférences mensuelles organisées par le SLAM existent depuis plusieurs années, et pour la première fois, ont pu être organisées en province. Elle annonce que le prochain congrès de la LILA aura lieu à Paris au printemps 2014, dans 18 mois au lieu de 2 ans.

- Laurence Worms raconte que l’année fut chargée et que la foire de l’Olympia en Mai fut la plus large et la plus réussie à ce jour, à la fois en nombre de visiteurs et ventes réalisées. L’ABA applique actuellement une politique différente afin de renouer avec ses membres, la représentativité des membres du comité respecte la géographie du pays ; l’école du livre ancien, établie pour des raisons éducatives, est de plus en plus forte; des séminaires mensuels on lieu à l’Université de Londres sur la bibliophilie ; une école du livre ancien risque de voir le jour à York ; l’ABA a consacré beaucoup d’efforts à son nouveau site, qui reçoit plus de visites qu’il y a deux ans et dont 500 pages/jour sont vues ; il a commencé à s’investir dans les réseaux sociaux et Twitter ; il a lui-même un blog personnel qu’il met à jour toutes les semaines ; L’ABA tente de convaincre la British Library de modifier sa politique d’achat. L’ABA fait également la promotion des membres les plus jeunes et les encourage à s’investir dans les différents comités. Cette année, l’ABA a accueilli son premier étudiant stagiaire, il remercie Norbert Donhofer et l’Association Russe pour cela.

- John Thomson dit que les foires régionales aux USA sont en déclin, mais que les foires de l’ABAA  sont toujours aussi fortes. Les membres sont toujours aussi nombreux et l’ABAA fait beaucoup d’efforts pour cela.

- Adam Bosze dit que la taille de son association, MAE, est faible avec seulement 13 membres, mais qu’il essaye néanmoins de faire modifier les lois hongroises relatives à l’import et l’export. Il a réussi à organiser au printemps passé une réunion à Budapest du comité de la LILA. A Bologne, lorsque MAE avait été admis comme membre, il avait promis de jouer un rôle actif dans la vie de la LILA, et MAE compte honorer sa promesse en accueillant le congrès 2016 en Hongrie.

- Dieter Tausch dit que le VAO est une association petite et tranquille, et que lorsqu’il écrit un mail à ses 32 membres, il ne reçoit aucune réponse. Toutefois, le site de l’association va être relancé au mois d’octobre, utilisant la technologie Neteor, le CMS et le moteur de recherche de la LILA , comme ont déjà fait le SLAM et l’ALAI. Il a rédigé un communiqué de presse pour annoncer le nouveau site qui devrait être prêt vers la mi-novembre.

- Christian Hesse rapporte que le VDA compte 200 membres, dont certains jeunes nouvellement admis, la situation est bonne, ce qui change des années précédentes. Le VDA a organisé une réunion des présidents à Weimar en 2011 et la foire de Stuttgart en janvier où une exposition spéciale avait été organisée. Le nouveau répertoire sera prêt en décembre, il contiendra aussi des textes sur la bibliophilie. En 2006 le VDA avait lancé le site « book auctions on line », il contient actuellement un million et demi de fiches bibliographiques, il encourage tous les libraires à l’utiliser, c’est un outil très utile. Le site de la foire de Stuttgart a été refait en janvier passé. Des discussions sont en cours avec des bibliothèques allemandes pour une collaboration plus étroite concernant les vols de livres.

- Sally Burdon raconte que l’ANZAAB a construit un nouveau site, et publie une lettre d’information trimestrielle à destination du public. Les rôles de chaque membre du comité ont été mis sur papier afin que la transmission entre membres partants et arrivants se fasse plus facilement. L’ANZAAB compte environ 60 membres. Un des évènements importants de l’année écoulée a été l’organisation d’une conférence dans un petit village du comté de Victoria sans qu’il n’y ait une foire attenante. Cela a très bien fonctionné, car l’éducation est une des tâches importantes de l’ANZAAB. Des gens ont été rassemblés dans un environnement serein. Il y a eu un grand nombre de conférences et de discussions, avec même une conférence via Skype donnée par un conservateur de bibliothèque de l’Indiana aux USA. Cela a merveilleusement fonctionné et toutes les questions posées ont eu une réponse. Cette expérience a ouvert une porte qui permet à l’ANZAAB d’inviter une personne, où qu’elle soit, à participer à ses conférences. Un autre événement d’importance a été la foire de Melbourne. Kay Craddock, présidente d’honneur de la LILA et son comité ont organisé cette foire, et grâce à eux, une semaine du livre ancien a été organisée, avec un grand nombre d’expositions gratuites et de conférences, ce qui a attiré beaucoup de publicité avec l’implication des autorités locales et de personnalités.

- Gonzalo Fernandez Pontes explique que l’AILA compte 46 libraires. Il y a deux ans, un site a été créé. L’AILA collabore avec la police sur la question des livres volés à ajouter sur le site. L’AILA organise une foire biannuelle depuis 1992, mais l’an passé, il a été décidé qu’elle deviendrait annuelle, en alternance entre Madrid et Barcelone. Hélas, la foire a dû être annulée cette année car certains libraires n’ont pas réglé le solde dû ou ont décidé d’annuler leur participation, et les finances de l’AILA n’ont pas permis d’organiser la foire dans de telles circonstances. La question est posée de savoir s’il faut continuer ou pas. Il existe une foire annuelle à Madrid organisée la dernière semaine de novembre, il est vrai que ce n’est pas une foire de la Ligue, mais 99% des participants sont affiliés à la Ligue. Il pense que bien qu’il s’agisse de son second mandat, il deviendra comme Ton Kok un président au long cours car la plupart des membres de son comité ne veulent pas du poste. Il y a plus de 250 libraires en Espagne, il essaie de promouvoir et de les encourager à devenir membres de l’AILA. Les jeunes libraires comprennent que cette affiliation est une indication de professionnalisme, et ils sont conscients qu’il est dans leur intérêt d’appartenir à l’AILA et la LILA pour promouvoir leur entreprise sur le net. C’est un des arguments utilisés pour les convaincre de devenir membres.

- Maria Girsel rapporte deux évènements majeurs de l’an passé concernant l’association danoise : d’abord la foire à Copenhague en 2011, qui fut un grand succès avec 47 exposants de 10 pays. Le deuxième est l’établissement d’un nouveau site, ce qui est très important pour eux car 90% des libraires scandinaves vendent près de 90% de leurs livres sur ce site. Il avait été construit en 1998, mais le webmestre avait prévenu il y a 4 ans qu’il voulait arrêter. Cette affaire, complexe et difficile, est toujours en cours.

- Liam McGahern remercie notre hôte pour son accueil chaleureux dans un très beau pays. Le site de l’ABAC a été refait, il contient des catalogues et des évènements, ainsi que le moteur de recherche de la LILA. Tous les dix ans, l’ABAC organise un référendum pour savoir si les maisons de vente peuvent devenir membres de l’association, avec le même résultat négatif. L’ABAC s’est impliqué auprès des bibliothèques nationales qui avaient stoppé leurs acquisitions depuis 5 ans. Il essaye toujours de trouver un patron d’honneur. L’ABAC consacre aussi des efforts à la foire de Toronto, pour la 3e année. Le marché se porte bien au Canada, un seul membre n’a pu régler sa cotisation annuelle.

- Alain Moirandat déclare que le VEBUKU est une association particulièrement passive, il a été élu il y a 7 ans et c’est son second mandat. Il a tenté de redresser la barre. Il lui a fallu revoir les statuts et créer un site en vue du congrès. L’association est faible, c’est en partie dû à l’organisation politique et à la structure de la Suisse, et il est par conséquent très difficile d’organiser et d’unifier les libraires. A part cela, l’activité principale du VEBUKU a été l’organisation de ce congrès.

Tom Congalton les remercie tous de leur contribution.

 

6. Rapport du Président

Tom Congalton demande à Adrian Harrington de lire le rapport préparé par Arnoud Gerits :

J’ai vécu comme un grand honneur mon élection à la présidence de la Ligue durant le congrès de Bologne en 2010. Nous sommes en 2012, et je dois avouer que ces deux années sont passées très vite, et lorsque j’ai commencé à écrire ce rapport, j’ai réalisé qu’il serait le dernier !

Comme je vous l’ai dit à Weimar, le comité a dû faire face à deux problèmes après Bologne : le premier d’entre eux concernait les Chinois qui avaient décidé de quitter la LILA peu de temps après avoir été admis. Les portes ne sont pas totalement fermées : nous avons reçu de leur part une carte de vœux pour la nouvelle année ! De plus, grâce à Mitsuo Nitta et Paul Feain qui organisent la foire de Hong-Kong, nous maintenons des contacts et attendons de voir ce que l’avenir nous apportera.

Le deuxième problème était l’effondrement de l’association russe, et nos tentatives d’aider des personnes de bonne volonté à sa restructuration et réorganisation. Un rapport complet vous sera présenté tout à l’heure, et je suis heureux de pouvoir d’ores et déjà vous annoncer qu’Olga Tarakanova et son excellente équipe, grâce à l’aide précieuse d’Eric Waschke et Norbert Donhofer, ont réussi à atteindre les buts fixés, il existe désormais une association restructurée et viable qui fonctionne. La route fut longue et difficile, mais nous y sommes presque, et dès que les dernières étapes auront été accomplies, nos collègues et amis russes seront à nouveau  affiliés de plein droit à la LILA. En attendant, le programme de stages a été poursuivi, et deux jeunes étudiants russes ont été gracieusement reçus à l’étranger, l’un en Australie chez Paul Feain (membre du comité), l’autre chez Sokol Books en Angleterre. Un rapport plus élaboré suivra, mais cette coopération internationale est une des raisons d’être les plus importantes  de la LILA.

A Bologne, l’association hongroise a été admise dans nos rangs. Elle a immédiatement réagi en organisant une réunion du comité à Budapest en mai de cette année. L’expérience fut inspirante et  enrichissante, plusieurs sujets de discussion ont été abordés, certains d’entre eux figurent à l’ordre du jour de notre assemblée. D’autres sujets sont toujours à l’étude, certains d’entre eux figureront sûrement à l’ordre du jour d’une assemblée future. Un des sujets que nous allons aborder tout à l’heure, et qui fera l’objet d’un atelier de travail dirigé par Paul Feain, concerne l’avenir de nos congrès. Umberto Pregliasco, Gonzalo Pontes et Alain Moirandat, ainsi que leur comité respectif, ont  durement œuvré à l’organisation des derniers congrès (Madrid en 2008, Bologne en 2010 et maintenant en 2012), mais il est indéniable que les coûts demeurent élevés, la participation est lentement mais sûrement en déclin et il serait temps que la LILA réfléchisse à la question et discute d’alternatives éventuelles.

A Weimar, je vous ai expliqué ce qu’il en était des noms de domaine de la Ligue, ainsi que d’un mauvais usage de notre nom. Je suis heureux de vous annoncer que nous avons repris possession de nos anciens noms de domaine et que nous avons réussi à faire stopper le mauvais usage de notre nom par d’autres parties prenantes du monde du livre. Le nom de la LILA est à nouveau rien qu’à nous !

Comme vous le savez et avez pu constater dans notre ordre du jour, notre bien aimé Trésorier Poul Poulsen se retire. Je reviendrai sur le sujet plus tard : pour le moment, je veux vous dire que depuis deux ans le comité, assisté d’Adrian Harrington et Bob Fleck, a ouvert des nouveaux comptes bancaires à Londres, mis sur pied une comptabilité en ligne qui a été testée et approuvée et qui est désormais prête à la transition. Cette organisation prend en compte le fait que nous n’aurons sans doute plus jamais un Trésorier comme Poul, entièrement dévoué, prêt à consacré tant d’années à la LILA et à la servir. En d’autres termes, les finances de la Ligue pourront être dirigées à partir de n’importe quel endroit sur la planète grâce aux outils de la technologie moderne. J’aimerais ici remercier tout particulièrement Adrian et Bob pour leur aide précieuse dans ce processus souvent bureaucratique. En même temps, la LILA doit faire attention à ses finances : le nombre des membres des associations est lentement en train de décliner dans le monde, et plusieurs foires ne sont plus très rentables : ce sont les deux sources majeures de revenus de la Ligue, et avec leur déclin, les revenus de la Ligue vont également décliner. Le Comité en discutera lors de ses réunions à venir et avec les présidents afin d’obtenir leur avis et approbation.

Récemment, le comité a été alerté au sujet des vols importants subis par la Bibliothèque Girolamini de Naples et a dû faire circuler des alertes aux membres et affiliés à propos de certains achats récents et pour s’assurer que les affiliés seraient vigilants dans les achats pouvant éventuellement provenir de cette source. S’y sont ajouté la découverte de faux Galilée aux USA, également semble-t-il l’œuvre de M. Di Caro… Ceci a contraint la LILA à publier un communiqué sur la liste Ex-Libris et de subir des sous-entendus peu plaisants à l’égard de « certains » libraires  peu scrupuleux. Suite à notre communiqué, nous avons reçu une invitation à participer et à nous faire connaître à l’occasion d’une conférence qui aura lieu en Novembre à la Haye en Hollande, où les sujets de discussion seront la sécurité et les vols. La LILA a bien sûr accepté cette invitation qui nous offre une excellente opportunité d’informer les participants sur nos initiatives, échanger des idées et apprendre quels sont les problèmes auxquels doivent faire face des institutions internationales, comment ils renforcent leurs systèmes antivol ; cela nous permettra aussi d’établir des contacts avec des responsables d’institutions et de bibliothèques afin d’améliorer notre collaboration dans la prévention des vols. C’est aussi une des raisons pour lesquelles le point 9 est à l’ordre du jour ; toute information que le comité peut recevoir de votre part nous permettra de présenter la LILA lors de cette conférence et d’expliquer ce qu’elle fait et peut faire en ce sens.

La LILA a lancé l’Application Téléphone cette année ; les progrès sont lents mais réels en ce qui concerne la désignation des Patrons d’honneur ; Brigitta Laube nous a représenté lors du dernier Congrès de la CINOA ; le Répertoire publié par nos soins est en cours de réalisation ; notre présence sur l’Internet est excellente et continue de progresser. En bref, le travail continue.

La LILA est en construction perpétuelle: rien n’est jamais fini, et chaque période apporte ses propres défis, problèmes et opportunités. La direction de la Ligue est un travail en soi, et aucun jour ne passe sans avoir besoin d’y consacrer du temps. Il m’aurait été impossible d’y parvenir, comme pour chacun des présidents à cette époque moderne, sans un excellent comité pour me soutenir. Et à cette même époque moderne, aucun président ni comité ne parviendrait à accomplir tout ce travail sans l’aide précieuse de Neveen et Barbara, et je voudrais ici les remercier toutes deux ainsi que mon comité, pour leur labeur durant ces deux années. Sans mon comité et ces deux dames, pas même une fraction de tout ce travail n’aurait été accompli. Je voudrais aussi remercier les anciens présidents Adrian, Bob et Michael : leur intérêt continu et leurs avis sont très appréciés, surtout lorsqu’on sait que les anciens présidents, à l’exception du président sortant, supportent les coûts de participation et de voyage pour assister aux réunions. Ils participent à nos réunions, participent aux discussions et jouent souvent un rôle dans les affaires de la LILA, comme je l’ai dit plus haut à propos de la mise en place de nouveaux comptes bancaires et  d’un système comptable. La LILA ne serait tout simplement pas où elle est ni ce qu’elle est aujourd’hui sans l’aide continue et le soutien de ses anciens présidents. Ils ont montré l’exemple, et je vous promets qu’à mon tour je resterai actif et impliqué dans les affaires de la Ligue.

Tom Congalton a, depuis longtemps, montré son implication et dévouement à la LILA, et ses commentaires toujours concis mais précis sur des sujets différents, son jugement impartial mais intelligent, et sa capacité à comprendre et cerner rapidement l’essence d’un problème, en feront un parfait nouveau président de la Ligue. Il a été un merveilleux vice-président et je lui dois un grand remerciement pour son dévouement sans faille, son soutien et ses intelligentes contributions à nos discussions. Pour poursuivre la métaphore d’Adrian : Le navire est en de bonnes mains avec Tom. Avec Tom, vous allez élire un président dévoué et avec son élection vous vous rendrez, ainsi qu’à la Ligue, un grand service !

Je vous remercie du fond du cœur pour la confiance que vous m’avez faite, j’ai servi la Ligue depuis de longues années avec honneur et plaisir : je vous souhaite, à vous présidents, et à la LILA, le meilleur pour l’avenir, et j’espère en faire partie pour de longues années !

Le Comité propose l’adoption du Rapport

La proposition est secondée par Ton Kok, elle est approuvée à l’unanimité.

 

7. Rapport du Trésorier et proposition de budget

a) Rapport

Poul Poulsen lit, avec émotion, le rapport suivant :

J’espère que vous avez tous reçu les relevés comptables 2011/2012 que je vous ai adressés en août. J’ai décidé d’économiser des frais postaux en vous les envoyant par courriel, après tout, nous sommes au 21e  siècle depuis 12 ans déjà ! J’ai apporté avec moi quelques exemplaires imprimés pour ceux d’entre vous qui les auraient oubliés.

Les chiffres de la première colonne concernent l’année 2010/2011, ceux de la deuxième colonne sont ceux de cette année, et la troisième colonne contient les montants votés au budget l’an passé à Weimar.

Etant donné que ce rapport sera mon dernier, j‘avoue ne pas être très heureux de voir que le solde de l’année écoulée indique un déficit, faible il est vrai, d’un peu plus de 1.000 €, mais étant donné l’incertitude financière que nous traversons depuis quelques années partout dans le monde, je dois avouer être raisonnablement satisfait, et je peux dire que la situation financière de la Ligue est toujours bonne ; mais permettez moi de recommander au futur comité de garder un œil rivé sur nos dépenses. Nous ne POUVONS PAS année après année DÉPENSER plus que nous ne recevons, et il faut toujours avoir en banque assez d’argent pour couvrir au moins une année de dépenses.

Passons aux chiffres. Si je commence par les recettes, vous constaterez que les souscriptions ont rapporté un peu plus de 49.750 €, un tout petit peu plus que la somme estimée dans le budget. La souscription 2012 est calculée sur la base de 27 € par libraire affilié. Vous trouverez en page 9 la répartition par pays. J’aimerais ici vous rappeler que selon nos statuts, les souscriptions annuelles doivent être réglés dans les 60 jours de facturation. Un trop grand nombre d’associations n’ont pas respecté ce délai lorsque j’ai envoyé la facture en février passé.

La taxe sur les diverses foires a rapporté 76.160 €, une des raisons de l’augmentation est la variation du taux de change entre le $ et l’€. Vous trouverez page 10 la répartition par foire et par pays. Le montant de la taxe de foire est actuellement fixée à 2,5% du prix du stand.

J’aimerais à nouveau répéter ce que je dit chaque année depuis 21 ans que je suis trésorier – Chers Présidents, veuillez rappeler à vos comités de foire de transférer le montant de la taxe dès que possible après la fin de la foire, je rappelle que d’après nos statuts, elle doit être réglée dans les 120 jours après la fin de la foire. Merci de votre coopération.

Et pour finir avec les recettes, nous avons reçu cette année un peu plus de 3,000 € d’intérêts.

Concernant les dépenses, j’ai les remarques suivantes à faire :

Les dépenses pour ILAB.org s’élèvent à 12.200 € et cela comprend : la maintenance annuelle du site ilab.org, du site de livres volés, et du site du Prix, ainsi que le développement de l’application pour téléphones portables (iPhone et Android ; l’application Blackberry n’a pas encore été réglée car elle n’est pas prête). Notre éditrice du site, Barbara Werner, a reçu 32.000 € pour son travail, grâce à elle notre site est devenu très intéressant et fourmille d’informations et d’articles passionnants.

Concernant les dépenses administratives, nous y avons consacré près de 23.000 €, qui couvrent entre autre la location des salles de réunion, les honoraires comptables, notre participation à la foire de Paris, les frais de voyage à Stuttgart, New York et Londres pour la vente d’encarts publicitaires dans le prochain répertoire, les repas offerts par le comité, un nouveau ordinateur et programme informatique pour la secrétaire, ainsi que d’autres dépenses.

Nous avons dépensé près de 12.000 € en frais de voyage.

Les allocations annuelles versées au président, secrétaire général et trésorier, plus les allocations journalières lors des réunions versées aux membres du comité, le président sortant, la secrétaire, s’élèvent à près de 16.000 €.

Notre secrétaire, que ferions nous sans elle, a reçu 32.000 € pour beaucoup de travail, traductions et autres tâches qu’elle remplit pour la LILA.

La Lettre d’information nous a coûté cette année près de 4.150 €.

La cotisation versée à la CINOA s’élève à 2.700 €.

Et pour finir, nous avons quelques dépenses concernant les frais bancaires, le téléphone et autres dépenses mineures.

FONDATION LILA – BRESLAUER POUR LE PRIX DE BIBLIOGRAPHIE

Le Prix de Bibliographie LILA – Breslauer montre un profit de près de 7 .435 €.

Nous n’avons eu cette année que quelques dépenses mineures.

Nous avons gagné 3,.00 € d’intérêts.

Puisqu’il est dans nos intentions de garder pour le moment nos obligations et actions au Danemark – chers présidents, si l’un d’entre vous ou vos membres souhaite faire un don, veuillez utiliser le numéro de compte indiqué page 7.

A l’issue de la lecture du rapport, l’assemblée se lève et applaudit le trésorier.

Le Comité propose l’adoption du Rapport.

La proposition est secondée par Gonzalo Fernandez Pontes, elle est adoptée à l’unanimité.

 

b) Proposition de Budget

Tom Congalton propose d’attendre le point 12 de l’ordre du jour pour discuter du budget.

 

c) Comptes bancaires à Londres

Tom Congalton explique que des comptes ont été ouverts à Londres à l’HSBC, et qu’il n’y a pas grand chose à ajouter.

Adrian Harrington demande la parole pour renforcer le message livré par Poul Poulsen, et comme les frais bancaires vont être plus élevés qu’auparavant, il demande aux présidents de s’assurer que leur association règlera ses cotisations et taxe de foire par virement, et pas par chèque, car c’est moins onéreux.

 

8. En Cours

a) Compendium des Règlementations concernant l’import et l’export dans les différents pays de la Ligue

La secrétaire donne la liste des pays qui ont envoyé leur contribution, elle montre où cette documentation est disponible sur le site.

Dieter Tausch indique qu’il a apporté avec lui la réglementation autrichienne.

Anne Lamort explique que le SLAM n’a toujours rien envoyé car le taux de TVA sur les livres va changer en janvier.

b) Stages (y compris un rapport sur la situation actuelle de l’association russe)

Norbert Donhofer rappelle que peu avant Bologne, il était clair que FAB ne survivrait pas et que l’ancien président n’avait pas seulement créé mais laissé une situation désordonnée, qu’il n’avait jamais établi de règlements, et qu’il avait disparu en laissant beaucoup de dettes derrière lui. C’est à cette époque qu’Olga Tarakanova avait pris la relève, et avec l’autorisation des présidents lors de la réunion de Bologne puis à nouveau à Weimar, et avec l’aide de Eric et Alisa Waschke et du comité de la LILA, elle a reconstruit une association prénommée GAK. Le comité a reçu les statuts et le code de déontologie. Il vaut la peine de mentionner que c’est Mme Tarakanova qui a mené les négociations avec les autorités russes et les a fait aboutir. On peut dire que désormais, GAK est un membre opérationnel de la LILA.

Olga Tarakanova se lève pour lire le rapport suivant :

Chers Présidents et confrères, et chers membres du comité,

Je suis heureuse de vous informer que le processus de reformation de l’association russe est terminé.

Il y a deux ans, le président Arnoud Gerits m’a demandé de ré-organiser FAB. Depuis deux ans nous étudions les statuts d’autres associations, y compris le Royaume Uni, les USA, le Canada etc. ainsi que les statuts et code de déontologie de la LILA. Nous avons amalgamé ces documents, ainsi que les statuts de l’association nationale des Bibliophiles qui a commencé une nouvelle ère de ses activités en Russie en 2010 et par ce procédé avons créé nos propres statuts et code de déontologie. Puis, en juillet 2012 nous avons enregistré notre organisation avec le gouvernement russe sous le nom : Association non commerciale « Corporation de la Librairie Ancienne » (GAK – Guild of Antiquarian Booksellers). Ce fut très complexe et difficile car la Russie n’a pas beaucoup d’expérience en matière associative, et un certain nombre de libraires fonctionnant à l’ancienne n’en voient pas la nécessité.

Aujourd’hui, il y a sept membres fondateurs du GAK et les trois plus grandes librairies russes en font partie. Ce sont les librairies « Moscou », « Biblio-Globus », et « Maison de livres de Moscou » - tous trois ont un département livres ancien. Nous comptons aussi les librairies : « Among Collectors » (son propriétaire publie aussi un magazine du même nom), « House of antiquarian Books in Nikitsky » (relativement récente mais déjà célèbre parmi les bibliophiles pour les ventes aux enchères de livres anciens), la librairie en-ligne « Biblionne » ainsi que l’Université d’Etat de Moscou des Arts Imprimés de Ivan Fedorov. Le membre qui a le plus grand stock de livres est le département ancien de la librairie « Moscou » où plus de onze mille livres peuvent être dénombrés.

Moi, Olga Tarakanova, professeur d’université, titulaire d’une thèse d’histoire, chef du département d’histoire et de la librairie ancienne, chef de la formation des spécialistes en matière de librairie ancienne, j’ai été élue comme Présidente de la Corporation de la Librairie Ancienne. Sergey Burmistrov, chef du département livres anciens de la librairie « House of Antiquarian Books in Nikitsky » et Ekaterina Kukhot, propriétaire de « Biblionne », ont été élus vice-présidents.

Tous les membres du GAK sont enthousiastes de devenir des affiliés de la LILA, malgré les lois russes qui limitent l’export des livres anciens et autres imprimés. J’aimerais beaucoup vous écouter et apprendre quels sont les meilleurs moyens d’attirer de nouveaux membres car nous sommes désireux d’élargir notre association.

Finalement, j’aimerais vous parler du programme de stages proposés par la LILA. Depuis le printemps 2011, des étudiants et diplômés du programme « Librairie Ancienne » ont effectué des stages chez des libraires de premier plan en Europe et ailleurs grâce au programme proposé par la LILA. Deux d’entre eux sont partis en Autriche, en Allemagne, en Hongrie et aux Pays-Bas, l’un d’entre eux, en Australie et à Hong-Kong, et l’un au Royaume Uni. En octobre prochain un autre ira aux USA. Les commentaires et compte-rendus de ces stages sont sur le site de la LILA et sur Facebook. Je suis très reconnaissante au président Arnoud Gerits, à Norbert Donhofer, membre du comité, au libraire canadien Eric Waschke, ainsi qu’aux présidents des associations nationales et aux libraires où les étudiants ont effectué leur stage. Ces stages ont inspiré les étudiants et je crois pouvoir affirmer qu’ils ont influencé leur vie de manière positive. J’espère sincèrement que ce programme va se poursuivre. Nous aspirons à sélectionner les meilleurs étudiants et diplômés pour ces stages et de leur donner la possibilité d’apprendre des idées nouvelles, des méthodes de travail utilisées en Europe et ailleurs, afin de leur révéler une façon de travailler en Russie. Les stages sont très utiles pour permettre au marché russe de se développer et de s’assimiler au reste du monde. Les diplômés de ce programme ont défendu avec succès leur thèse doctorante en histoire et librairie ancienne sur des pays européens et ailleurs y compris la Grande Bretagne, la France, les USA, etc. Alena Lavrenova, déjà diplômée, est en train de rédiger sa thèse de doctorat sur l’histoire de la LILA, ce qui est une première sur ce thème.

Je suis très heureuse d’être parmi vous, je vous remercie de votre attention et je suis prête à répondre à vos questions.

L’assemblée applaudit chaleureusement. Tom Congalton la remercie et demande s’il y a des questions dans l’assistance.

Norbert Donhofer demande à dire une dernière chose à propos des stages : 4 étudiants ont à ce jour pu faire des stages, un 5e ira aux USA cet automne, et le comité aimerait recevoir des propositions de France, d’Italie, d’Allemagne, etc. Il demande aux présidents d’y réfléchir et de revenir lui en parler.

Evelyne Morel de Westgaver demande si ces stages ont un encadrement juridique, car les lois de travail en Europe sont très strictes. Norbert répond qu’une réponse lui sera faite durant la pause café.

La réunion est suspendue le temps d’une pause café à 11h30.

La réunion reprend ses travaux à 11h55.

c) Wikipedia

Adrian Harrington explique qu’il y a un grand nombre de définitions relatives au livre sur Wikipedia, certaines sont correctes, d’autres fausses. Notre plan serait de coordonner un réseau de libraires contributeurs en plusieurs langues pour améliorer ce qui existe. Il insiste sur le fait que c’est aux libraires de la LILA, en leur qualité d’experts, de modifier les entrées et de faire connaître le nom de la LILA. Si suffisamment de pays en font de même, les webmestres de Wikipedia pourront constater qu’il s’agit d’un effort non lié au commerce et autoriseront les corrections sans les censurer.

Tom Congalton ajoute que nous devons développer un panel de libraires volontaires. Il demande aux présidents de réfléchir à la question et de trouver parmi leurs membres des personnes susceptibles d’en faire partie.

Laurence Worms approuve l’idée car Wikipedia est devenu incontournable.

Tom Congalton explique que la personne membre du comité qui sera chargée de ce dossier contactera les présidents.

d) Patrons d’honneur

A ce jour, seuls 3 pays ont appointé un ou plusieurs patrons, Tom Congalton encourage les associations de le faire, car il s’agit d’un bon outil de promotion.

Evelyne Morel de Westgaver annonce que le CLAM a nommé René Fayt, qui est connu des bibliophiles français et belges, il est l’auteur de livres sur les éditeurs belges, il a une personnalité originale.

Alain Moirandat explique que le VEBUKU a discuté de la proposition et aimerait nommer deux patrons, l’un de Genève (Jean Bona, bibliophile) et l’autre de Zurich (M. Gherzi, bibliophile), afin d’avoir des représentants des deux parties de la Suisse, francophone et germanophone. Cependant, Tom Congalton lui rappelle qu’il a été décidé d’octroyer un patron aux associations ayant une voix, et deux à ceux ayant deux voix.

e) Bibliophilie par pays

Tom Congalton dit aux présidents que le projet a été voté à Weimar, et que le comité y veillera cette année.

f) Répertoire

Tom Congalton rappelle que cela fait longtemps que la LILA n’a pas elle-même publié son répertoire, et que la secrétaire va le faire, que cela ne coûtera rien à la Ligue car la vente d’encarts va générer suffisamment de revenus pour financer la fabrication, l’impression et la distribution.

La secrétaire rappelle qu’elle a distribué avant la réunion un rapport (texte ci-après), et qu’il faut absolument se souvenir que les informations relatives aux coordonnées des libraires seront téléchargées du site le 15 octobre, elle supplie les associations de s’assurer qu’à cette date toutes les informations seront aussi exactes que possible. Des listings sous Word seront envoyés pour correction avant la fin octobre.

Evelyne Morel de Westgaver demande combien de répertoires seront envoyés aux association. NM lui répond que, dès parution, elle demandera aux associations le nombre de répertoires désirés, ils seront expédiés par transporteur. La LILA n’ayant pas de locaux, elle ne peut pas stocker un grand nombre de répertoires. Il relève de la responsabilité des associations de distribuer les exemplaires reçus à leurs membres et lors des foires.

Rapport Répertoire :

La campagne publicitaire fut d’un relatif succès et un peu plus de 32.000 Euros de vente d’espaces publicitaires a été générée. Il est possible, toutefois, qu’une partie des libraires ayant réservé un espace ne donnent pas suite, et dans ce cas, l’aide des associations nationales sera demandée. A ce jour, 7 libraires (sur un total de 79) n’ont pas répondu aux rappels envoyés par courriel pour envoyer le graphisme de leur pub.

La « cueillette » a été faite par mail, ainsi qu’en se rendant personnellement aux foires de Stuttgart, New York, Paris et Londres. Les meilleurs résultats ont été obtenus à New York, où les libraires ont fait preuve d’un esprit de solidarité, grâce à David et Cathy Lillburne. Les libraires allemands ont montré leur efficacité : 99% des graphismes ont été reçus bien avant la date limite !

Les deuxième et troisième de couverture ont été vendus, ainsi que 24 pages, 32 demi pages et 30 quarts de page.

Concernant les dépenses : un nouvel ordinateur grand écran, ainsi que le programme informatique nécessaire ont été achetés. Les autres dépenses concernent les voyages à Stuttgart, New York et Londres. Les dépenses à venir concerneront les honoraires du graphiste, les frais d’impression et de distribution.

Le Répertoire devrait donc être auto-financé, il pourrait même peut-être rapporter un très léger revenu.

Voici la répartition des ventes par pays :

Australie

1.5

Autriche

2.5

Belgique

1.5

Brésil

0.25

Canada

0.25

Danemark

0.75

France

6.25

Allemagne

9.5

Hongrie

0.5

Italie

1.5

Japon

0.5

Pays-Bas

2.75

Portugal

0.5

Espagne

0.25

Suisse

1

Royaume Uni

3.5

USA

14.5

Métiers associés

3.25

 

Concernant le téléchargement des données libraires, ce sera fait à partir du site à la mi-octobre. Vous êtes donc priés de vous assurer que les informations à cette date sont à jour, car il est essentiel que le répertoire soit aussi exact que possible. Des épreuves vous seront envoyées à corriger, pas pour une réécriture complète. Veuillez informer vos comités et vos membres que la responsabilité concernant l’exactitude des informations est la leur uniquement. La distribution se fera par une entreprise spécialisée, vous êtes priés de fournir à la secrétaire le nombre d’exemplaires que vous souhaitez recevoir, et l’adresse à laquelle ils devront être envoyés. N’oubliez pas que chaque libraire est supposé en recevoir un exemplaire (les annonceurs seuls reçoivent une copie par courrier), et que le reste est censé être distribué gratuitement lors des foires.

 

9. Sécurité

Paul Feain lit le rapport suivant :

Cette année a vu une diminution dans la quantité des livres volés signalés.

Cela est peut-être dû à la diminution des magasins sur rue et donc à la diminution des vols à l’étalage, ou alors peut-être parce que nous sommes devenus blasés ou découragés en la matière.

Notre président Arnoud Gerits a eu des discussions avec une importante bibliothèque européenne à propos des vols qui y sont survenus, une liste à faire circuler de manière confidentielle est en train d’être préparée.

La base de données de livres volés mise en place par la LILA  existe et les libraires sont encouragés à l’utiliser.

Je demande aux présidents d’informer leurs membres et de leur demander de saisir les fiches des ouvrages volés dans cette base de données, et de nous parler (confidentiellement si nécessaire) à propos de vols ou de voleurs.

Il est important que nous entretenions des rapports avec les bibliothécaires dans chacun des pays membres de la LILA afin de leur apprendre l’existence de notre base de données et de les inviter à coopérer à nos côtés par tout moyen possible.

Conférence de Novembre à La Haye

Tom Congalton annonce que la LILA a été invitée à cette conférence, et qu’il nous faut savoir si les présidents ont une contribution spécifique sur le sujet des vols de livres.

Adam Bosze raconte qu’il a rencontré à la mi-août à Budapest le directeur du département art de la police hongroise, ainsi que le président de l’association des antiquaires en Hongrie. Il existe actuellement 4 bases de données en Hongrie  pour les œuvres d’art volées: celle du patrimoine, celle des marchands, celle de la LILA et celle de la police. Ils vont tenter d’unifier ces 4 bases. La police lui a dit que leur base de données ne contient pas seulement les œuvres d’art volées en Hongrie, mais aussi celles d’Europe, il doit donc en être de même dans les autres pays. Il suggère aux autres présidents de contacter leur Police, et de voir s’ils peuvent accéder à cette base. Il serait plus efficace de coordonner tous les efforts en la matière.

Gonzalo Pontes suggère de publier sur notre site un lien vers les autres bases.

Anne Lamort est d’accord et explique qu’il existe en France une base de données gérée par la police, un lien devrait aussi être téléchargé sur le site.

Fabrizio Govi rappelle à tous que le vol à Naples est le fait d’un ancien libraire, devenu conservateur de la bibliothèque Girolamini et conseiller du ministre de la culture. Il s’est avéré qu’il n’était non seulement un voleur mais aussi un faussaire. Il a fait beaucoup de tort non seulement à notre métier, mais aux bibliothèques à travers le monde, ainsi qu’au monde académique. Il est toujours en prison. Certains confrères italiens ont reçu la visite des Carabiniers, et aucune nouvelle n’est à rapporter.

Tom Congalton ajoute que l’ALAI a mené un combat de première garde pendant ces événements, et a très bien collaboré avec la police. Il dit que tout ce que les présidents pourront partager avec le comité pourra l’aider à préparer l’intervention à la Hague.

 

10. Internet et Site

Barbara van Benthem lit le rapport suivant :

Le nouveau site de la LILA a été lancé en janvier 2010. Depuis le lancement, le nombre de visiteurs du site a plus que doublé, passant d’une moyenne mensuelle de 16.000 à environ 38.000 (34.000 l’an passé) et 130.000 pages vues. Nous sommes sur le point d’atteindre 40.000 visiteurs par mois. Notre présence sur les réseaux sociaux s’accroît. Notre groupe Facebook compte 580 membres (411 l’an passé), et notre compte Twitter a 920 inscrits (560 l’an passé). Par ailleurs, notre présence sur Google + attire actuellement 300 personnes. Il est est de même pour la plateforme Stumbleupon. Ces réseaux sociaux sont parmi nos meilleurs sites référents dans les statistiques. Depuis Août 2012, il en est de même avec  le site de la CINOA, où un lien vers la LILA est proéminent sur leur page d’accueil. Nos activités, comme le 40e Congrès et 24e Foire, sont mentionnées dans leur site et dans leur lettre d’information.

Ce sont des étapes importantes pour répandre nos idées et nos buts. Avec cela, la LILA a les moyens de communiquer rapidement avec une immense communauté de gens intéressés par le monde des livres. Les statistiques montrent qu’il est inévitable de faire plus que de construire un site. Un réseau, une présence internet la plus large possible, sont nécessaire à une communication réussie.

Le plus important est la qualité des visites, particulièrement la fidélité des visiteurs et la durée de chaque visite. Un grand nombre de visiteurs se rendent directement sur notre site, sans passer par des sites référents ou des moteurs de recherche. Plus de 50% d’entre eux sont des habitués, et reviennent vers le site 10 à 200 fois et l’utilisent comme l’endroit où se rendre pour être informé des dernières nouvelles, foires, catalogues et autres événements relatifs au livre. Près de 40% de tous les visiteurs ne regardent qu’une seule page. Les autres 60%, et c’est cela qui est important, regardent 20 pages différentes et plus sur le site. Les pages qui ont le plus de succès,  à part le Métasearch et la Recherche Libraires, sont le calendrier et la bibliothèque qui contient actuellement près de 800 articles, interviews (500 l’an passé), et près de 900 catalogues de libraires (600 l’an passé).

Une nouveauté fournie par Google, qui montre les pages les plus vues sur la toile, est intéressante. La plupart des nouvelles postées par la LILA en font partie,  cela montre très clairement que les articles postés sur le site contenant des liens dans les réseaux sociaux attirent l’attention des clients, les font se rendre sur le site pour voir ce que proposent les libraires. Nous continuerons, bien sûr, ce travail.

On peut donc dire que notre nouveau site a trouvé une place proéminente sur la toile. Le développement positif mentionné l’an passé à Weimar en 2011 est confirmé.

La LILA est mentionnée dans les blogs, des magazines et des articles  dans WikiCollecting, Collector’s Weekly, Booktryst, et les News de Google, voire même dans le New York Times. L’article qui y est paru montre bien comment fonctionne la toile : Le président de la LILA Arnoud Gerits a posté une lettre ouverte concernant les vols à la Bibliothèque Girolamini, qui a été republiée sur le site de la LILA, dans les blogs de Books Tell you Why, de l’ABAA, de PhiloBiblos et entre autres, le forum Ebay. Des extraits de sa lettre ont été cités dans plusieurs articles publiés dans des journaux: dans le New York Times, The Age (Australie), dans des blogs italiens et espagnols ou même dans la Gazette de Pitsburgh.

Campagne de la Lettre d’information : En mars, nous avons lancé une campagne afin de renforcer le nombres d’abonnés à la lettre d’information. Un numéro spécial a été envoyé à tous les affiliés, contenant un panaché des meilleurs articles du site. Elle était accompagnée d’un courriel dans lequel le Président Arnoud Gerits demandait aux libraires d’expédier cette lettre à leurs clients en leur demandant de s’inscrire. La campagne a été un succès. Nous comptons actuellement 2.900 abonnés, libraires affiliés inclus.

Application Téléphone : La LILA a lancé une application pour les iPhones et les iPads. Le lancement a été annoncé dans la Lettre d’information électronique, sur des blogs et autres sites. A ce jour, l’Application a été téléchargée 651 fois. Une version Android est disponible et a été téléchargée 121 fois. La version Blackberry est prête, mais la boutique Blackberry ne l’a pas encore approuvée.

Metasearch LILA : Nous pouvons dire que le Métasearch LILA recherche tous les livres de nos libraires qui ont une présence en ligne. L’ALAI, ainsi que le SLAM, utilisent ce moteur sur leur site également construit avec le même CMS que celui de la LILA. Par conséquent, dès qu’un article, un évènement ou un catalogue est publié sur le site de la LILA, il peut automatiquement être publié sur les sites de l’ALAI ou du SLAM et inversement. L’association autrichienne va suivre, les travaux sur son site sont en cours. Cela montre clairement que les améliorations techniques mènent à de nouvelles collaborations entre les associations et la Ligue.

Elle ajoute que l’Université de Berlin recommande sur son site notre moteur de recherche comme étant le meilleur disponible.

Elle est remerciée par des applaudissements.

Sally Burdon la félicite.

Laurence Worms en fait de même et la remercie. L’ABA utilise également le moteur de la LILA depuis quelques jours.

Proposition du comité pour l’amélioration du site

Le Comité propose une dépense de 5.041 Euros pour l’amélioration du site.

La proposition est secondée par Sally Burdon.

Barbara van Benthem résume les améliorations qui seraient apportées. Lors d’une réunion avec Neteor, un nombre de suggestions ont été faites pour améliorer et moderniser le graphisme et l’architecture du site. Le plus important étant de rendre le site plus dynamique, pour qu’avec chaque clic, le contenu de la page soit modifié. Cela rendra notre site plus attractif et améliorera notre rang Google et nos statistiques. C’est pour cela qu’il faut le faire, après le lancement d’il y a deux ans et demi.

Vote : 21 voix en faveur. Proposition adoptée à l’unanimité.

Tom Congalton remercie Barbara et dit qu’elle a fait un excellent travail et que notre site est l’envie d’autres sites de livres.

 

11. Prochaines réunions et congrès

a) Discussion sur l’avenir des congrès, menée par Paul Feain

Tom Congalton annonce que la discussion aura lieu à l’issue de la réunion.

b) Dates futures :

- 2013, réunion des présidents à Sienne

Fabrizio Govi prend la parole et dit qu’il a déjà réservé un certain nombre de chambres à l’hôtel Excelsior, à un prix très raisonnable, l’hôtel est bien situé près de l’arrêt de bus, le centre piétonnier est à 5mn à pied. Pour le reste, il compte organiser un service de bus depuis la gare et l’aéroport. Le dîner d’accueil et la réunion se feront à l’hôtel, la salle de conférence est mise à disposition gracieusement par la bibliothèque municipale. Une visite de Sienne est prévue vendredi, et en soirée, une visite à un vignoble des environs, avec dîner. Le dîner final aura lieu à Pieza, une petite ville au sud de Sienne, à une heure en voiture. Si les délégués peuvent quitter Sienne vers 16h/16h30, il y aura assez de temps pour visiter la ville et dîner dans le jardin. La réunion des présidents aura lieu durant la dernière semaine de septembre.

Tom Congalton ajoute que ceux des personnes présentes qui étaient déjà à Bologne savent à quel point le congrès était formidable, et il est impatient de se rendre à Sienne.

- 2014, congrès à Paris

Anne Lamort s’excuse pour deux raisons : un, la date n’est pas encore fixée car le Ministère de la Culture n’a même pas encore communiqué les dates de la foire 2013, et encore moins 2014. Elle espère que les dates du congrès ne tomberont  pas en même temps que la foire de New York ou de Pessah. Le programme est déjà en cours, mais les détails seront donnés ultérieurement.

- Pour 2015, Gonzalo Pontes suggère d’organiser une réunion des présidents à Séville, patrimoine mondial de l’Unesco. Elle compte un million d’habitants, tous les monuments et collections importantes (y compris la bibliothèque Ferdinand Colomb et les Archives des Indes, avec 80 millions de documents) sont dans un seul quartier. Il y a plusieurs palais, et plusieurs possibilités d’organiser un bon programme de 2 ou 3 jours. Il pourrait faire chaud, mais la logistique est facile quand il faut déplacer des groupes de gens. Il pourra donner des informations hôtelières plus tard, les prix varient de 150 à 200 euros, il y a plusieurs hôtels à prix raisonnables. Certains d’entre eux ont des vues magnifiques. La plupart des visites sont gratuites, et celles qui ne le sont pas sont très bon marché. Il pourrait organiser une visite spéciale au palais de la Duchesse d’Albe, avec l’aide d’un bon ami à lui qui est professeur à l’université de Séville et un bon ami de la Duchesse.

- Pour 2016 Adam Bosze explique qu’il a eu l’opportunité au mois de mai d’assister à une réunion du comité de la Ligue, au cours de laquelle il a entendu parler du manque d’invitation à des congrès futurs. Il a donc eu l’idée d’organiser un congrès et à la fin juillet, a demandé à ses membres leur opinion, et tous à l’exception d’un seul d’entre eux, ont répondu favorablement. Il ajoute que cette réponse l’a étonné, vu le climat économique difficile, mais si l’idée remporte l’adhésion des présidents, il serait heureux d’organiser un tel événement.

Tom Congalton rappelle aux présidents que la LILA fournit une allocation de 6,000 Euros pour les réunions des présidents qui a lieu tous les deux ans, et que nous sommes toujours à la recherche de pays d’accueil pour les réunions et les congrès, il demande aux présidents d’y réfléchir.

Adrian Harrington rappelle à tous que nous avons également besoin de lieux de réunion pour le comité. Tom rappelle que Adam nous a accueilli cette année à Budapest, où le comité a fait la connaissance des libraires hongrois. Il demande si une association souhaite inviter le comité cette année.

 

12. Budget

Poul Poulsen s’assure que les feuilles contenant le budget ont été distribuées. Il donne lecture des chiffres et explique que le budget original présentait un déficit, donc le comité a décidé de couper dans les dépenses afin d’équilibrer le budget, qui présente maintenant un léger bénéfice de 500 euros environ.

Tom C. explique que nous faisons face à une baisse des recettes et à des dépenses en augmentation, et que jusqu’à il y a une semaine, le budget présentait un déficit de 13,000 euros, et que lors de la réunion du comité la veille, des économies ont été faites en éliminant les allocations annuelles données à certains membres du comité, la lettre d’information, quelques frais de voyage et quelques dépenses relatives au répertoire.

Le Comité propose l’adoption du budget pour la période allant du 1er juillet 2012 au 30 juin 2013.

Vote : 21 voix en faveur. Adoption à l’unanimité.

 

13. Election de 3 membres du comité & 14. Election du nouveau Bureau

Il y a 3 postes à pourvoir, puisque 3 membres ne renouvellent pas leur mandat : Arnoud Gerits, Alain Marchiset et Poul Poulsen.

4 Nominations ont été reçues :

a) l’ABA propose Angus O’Neil

b) le SLAM propose Michel Bouvier

c) l’ALAI propose Umberto Pregliasco

d) l’AILA propose Gonzalo Fernando Pontes

 

Le Comité propose le Bureau suivant :

Président : Tom Congalton

Vice-Président : Norbert Donhofer

Trésorier : Paul Feain

Secrétaire Général : Ulrich Hobbeling

 

Les bulletins de vote sont distribués. Après que les présidents les aient remplis, ils sont ramassés par les scrutateurs.

La réunion est ajournée pour le déjeuner à 13h et reprend à 14h10.

Tom Congalton demande aux scrutateurs de donner le résultat des élections :

- Gonzalo Fernandez Pontes reçoit 21 voix, il est élu

- Umberto Pregliasco reçoit 18 voix, il est élu

- Michel Bouvier reçoit 13 voix, il est élu

- Angus O’Neil reçoit 9 voix.

Tom C. félicite les nouveaux membres du Comité.

Voici le résultat de l’élection des postes du prochain comité :

Tom Congalton est élu président avec 21 voix

Norbert Donhofer est élu vice-président avec 21 voix

Ulrich Hobbeling est élu secrétaire général avec 21 voix

Paul Feain est élu trésorier avec 19 voix.

Tom Congalton, nouvellement élu, remercie l’assemblée et fait le discours suivant :

Chers Présidents et Membres du Comité,

C’est avec honneur que j’accepte le mandat de Président de la Ligue, et avec humilité car mes nombreux prédécesseurs étaient très distingués.

Je crois que le plus grand défi qui nous attend, mis à part les circonstances économiques difficiles, est d’engager et d’attirer des jeunes collectionneurs qui partagent notre passion des livres. Je crois que nous avons bien démarré en renouvelant constamment notre site avec dynamisme, et grâce à notre implication dans les réseaux sociaux due à l’excellente Dr. Barbara van Benthem.

Mon travail sera rendu plus facile grâce à l’aide et l’attention de notre secrétaire exécutive, qui accomplit la plupart des tâches quotidiennes et qui est la mémoire institutionnelle du comité.

Je suis très heureux d’avoir à mes côtés Norbert Donhofer en qualité de vice-président, dont la grande efficacité et franchise directe m’effrayent parfois.

En tant que secrétaire général, Ulrich Hobbeling apportera sa bonne humeur et bon sens. Paul Feain a la tâche formidable de trésorier à remplir à la place de Poul Poulsen, tenant du poste pendant plus de vingt ans. Brigitta Laube poursuit la route avec nous et continue de nous tolérer.

Je suis impatient de rencontrer les nouveaux membres du comité, Umberto Pregliasco, Gonzalo Fernandez Pontes et Michel Bouvier.

J’aimerais remercier Alain Marchiset pour son amitié et services rendus au comité.

Remercier Poul Poulsen pour tous les services qu’il a rendus à la Ligue depuis 21 ans nous ferait rajouter sans doute une journée de réunion supplémentaire.

Pour finir, je suis particulièrement conscient de la difficulté à remplacer Arnoud Gerits en tant que président. Arnoud a pris des décisions difficiles, et nous a conduit à travers une période difficile et incertaine pour notre marché, sans jamais oublier son sens de l’humour et le sens du service vis-à-vis de ses collègues libraires.

Merci.

 

15. Autres élections

a) Election d’Adrian Harrington à la présidence d’honneur & b) Autre

Tom Congalton demande à Adrian Harrington de sortir de la salle de réunion, et d’emmener avec lui Poul Poulsen.

Pendant ce temps, Tom Congalton explique que « Autre » est l’élection de Poul Poulsen en tant que Membre/Trésorier d’honneur.

Gonzalo Pontes seconde les deux propositions.

Les deux propositions sont adoptées à l’unanimité.

Adrian H. et Poul P. sont rappelés. Tom Congalton remet à Adrian H. son badge de président d’honneur, au milieu d’applaudissements.

Tom C. dit alors à Poul Poulsen qu’il aimerait le féliciter d’avoir été élu membre d’honneur, et lui remet le badge de membre d’honneur au milieu d’applaudissements. Il lui donne également la Médaille de la LILA en reconnaissance de services rendus entre 1991 et 2012. Poul Poulsen remercie l’assemblée et ajoute qu’il n’a fait que ce qui lui était demandé, et qu’il est très honoré de recevoir le badge et la médaille. Il tend alors à Paul Feain un dossier âgé de 21 ans, lui demandant d’en prendre soin.

 

16. Divers

Tom Congalton demande si quelqu’un a une question à poser.

Laurence Worms annonce que, suite à l’atelier de travail de l’an passé, l’ABA est en train de rédiger une proposition qui permettrait à des membres étrangers déjà membres d’une association nationale de pouvoir voter lors des assemblées de l’ABA.

Evelyne Morel de Westgaver demande si la LILA dispose de statistiques concernant les ventes de livres sur le site de la LILA. Il lui est répondu que cela est impossible car le client effectue la transaction d’achat sur un autre site ; néanmoins, grâce aux statistiques mensuelles de Google, il nous est possible de connaître le succès du moteur de recherche. Elle demande ensuite s’il ne serait pas possible d’organiser des thèmes mensuels sur le site. BvB lui répond qu’avec le système actuel, ce serait difficile, mais qu’il s’agit d’une bonne idée et elle va se renseigner si cela est faisable.

Sally Burdon dit qu’elle pense à modifier le statut de membre au sein de l’ANZAAB, permettant ainsi à plus d’une personne par entreprise de devenir membre de plein droit, et elle aimerait savoir ce qu’en pensent les autres associations. L’ABAA permet déjà cela, et Sally B. est d’accord car elle pense que c’est une façon de raviver le nombre de membres. John Thomson demande si une personne qui n’est pas propriétaire de l’entreprise où elle travaille peut devenir membre. Pas pour le moment, répond Sally, ils sont membres associés. Elle espère faire changer cela.

Alain Marchiset a une question pour l’ABAA : cela veut-il dire que deux personnes d’une même librairie ont chacune une voix ? La réponse est oui. Laurence Worms ajoute que concernant l’ABA il est prêt à modifier les statuts pour permettre à une entreprise comme Quaritch d’avoir plus d’une voix. Au Danemark, dit Maria Girsel, si une librairie a deux membres, elle a droit à deux voix.

Aucune autre question n’étant posée, l’atelier de travail débute sous la direction de Paul Feain.

 

ATELIER : AVENIR DES CONGRÈS

 

Paul Feain introduit le sujet : Les congrès sont en déclin depuis quelque temps. Le premier auquel il s’était rendu en 1990 comptait plus de 500 participants. L’origine des congrès se confond avec l’origine de la Ligue à une époque où les libraires s’y rendaient en famille, c’est ainsi qu’il a fait la connaissance d’Umberto Pregliasco quand celui-ci avait onze ans. Petit à petit, la situation s’est dégradée au point où elle est aujourd’hui. A l’origine, il n’y avait pas d’internet, les voyages étaient plus difficiles, et les congrès étaient un moyen formidable de rassembler des libraires, ce qui était un plus pour le commerce international. Ils avaient du succès. Aujourd’hui, à l’époque des voyages low cost et des nombreuses foires à travers le monde facilement accessibles, un certain nombre de libraires se rencontrent jusqu’à six fois par an, et par conséquent les congrès n’ont plus l’intérêt qu’ils avaient autrefois. De plus, l’internet a facilité les transactions internationales.

Les questions sont donc : que faisons nous ? Arrêtons nous les congrès ? Tentons nous de les raviver ? Sont-ils trop chers ? Ont-ils lieu trop souvent ? De toute évidence, aucune décision ne sera atteinte aujourd’hui, mais on peut réfléchir à la question.

Ses propres suggestions sont :

- ils pourraient être organisés dans des pays émergents, tels que l’Amérique Latine, l’Asie, Hong Kong, l’Afrique du Sud. Et si aucune association nationale n’existe dans le pays en question, la LILA devrait louer les services d’organisateurs évènementiels.

- ils pourraient être combinés avec les congrès d’autres organisations, telles que la CINOA, l’IFLA, l’AIB ou autres associations de marchands d’art. Les avantages de cette suggestion sont nombreuses : rencontrer des bibliothécaires ou autres marchands, ce qui faciliterait notre commerce et rendrait nos congrès plus attractifs.

Il lance alors le débat.

Tom Congalton dit que les derniers congrès ont été relativement petits, mais qu’il y a eu quand même de l’enthousiasme de la part des affiliés. Cependant, ils sont parfois trop longs et trop chers.

Alain Moirandat dit que c’est à l’association organisatrice de voir si elle veut rattacher le congrès à la foire, et qu’il faut se souvenir que peu de gens sont désormais prêts à rester loin de leur entreprise pendant dix jours. Si il avait lié la participation à la foire à la participation au congrès, aucun des deux n’aurait vu le jour, car 80% des exposants ne font pas le congrès. Il pense qu’il était important, lors de la préparation du programme, de donner du temps aux participants de se parler et de se rencontrer. C’est important à la fois au niveau humain et au niveau des affaires.

Gonzalo Fernandez Pontes dit qu’après Madrid, Bologne et Lucerne, il est vrai que de moins en moins des membres se sentent impliqués dans les affaires de la Ligue. Le congrès en tant que lieu de socialisation n’intéresse pas grand monde. Les libraires sont de plus en plus égoïstes. Il croit qu’il nous faut faire face au fait que les congrès devront être liés à une foire existante et bien établie. Certaines associations membres de la Ligue ne peuvent pas, à cause de leur taille, organiser un congrès ou une foire. Certains présidents ne viennent quasiment jamais aux assemblées.

Sally Burdon croit qu’il serait intéressant d’organiser un congrès avec l’IFLA.

John Thomson suggère de demander aux affiliés ce qu’ils pensent. On lui répond que la LILA a envoyé un questionnaire à tous les affiliés il y a quelques années, qu’environ une centaine de réponses a été reçue et qu’en gros, les libraires n’étaient pas vraiment intéressés par les affaires de la LILA.

Fabrizio Govi est d’accord et dit que seuls 4 libraires italiens s’étaient inscrits au congrès de Bologne.

Paul Feain demande si les présidents aimeraient que le comité envisage des alternatives et engage des pourparlers avec d’autres associations.

Norbert Donhofer dit que nous pouvons essayer de contacter d’autres associations pour savoir où sera organisé leur prochain congrès et que si par hasard un des lieux est le même que le nôtre, essayer alors de l’organiser ensemble. Mais il ne faut pas, à son avis, forcer les choses.

Adrian Harrington dit que lorsqu’on demande leurs raisons à ceux qui ne viennent pas au congrès, la réponse est qu’ils ont besoin d’argent pour faire vivre leur librairie. Une organisation commune avec une autre association pourrait leur sembler comme étant une opportunité valable.

Tom Congalton rappelle à tous que nous sommes en train d’étudier cette question à un moment où l’économie est très difficile, et où se rendre à un congrès ressemble à prendre des vacances onéreuses. Peut-être que les congrès sont-ils perçus comme un luxe extravagant ?

Laurence Worms est particulièrement attiré par l’idée d’organiser des congrès dans des pays émergents et d’ouvrir de nouveaux marchés.

Alain Moirandat demande quels sont ces nouveaux marchés ? La Chine ? L’Inde ? Le Brésil ?

Paul répond : tous.

Evelyne Morel de Westgaver croit que si un congrès est lié à une foire, un avantage devrait être réservé aux participants du congrès, à savoir leur permettre l’accès à la foire quelques heures avant l’ouverture officielle.

Tom Congalton pense que l’idée est intéressante. Au sujet des marchés nouveaux, il pense que le fait d’organiser un congrès ne suffit pas à ouvrir un marché, et qu’il faudrait par conséquent organiser également une foire.

John Thomson demande pourquoi le nombre de délégués augmenterait si un congrès était organisé dans de tels pays.

Paul Feain lui répond que son expérience avec Hong Kong lui permet de croire que ce serait le cas.

Alain Moirandat demande comment un congrès pourrait-il être organisé dans un pays où il n’existe pas d’association membre de la LILA ?

Paul Feain répond qu’un organisateur d’événement serait embauché.

Norbert Donhofer n’est pas convaincu que de rattacher un congrès à une foire déjà existante et établie attirerait du monde, car ces endroits sont déjà connus.

Paul Feain répond que cela serait une raison supplémentaire de se rendre à ces foires. Il demande à nouveau si on lui donne l’autorisation de contacter les associations telles que CINOA, IFLA ou AIB.

Alain Moirandat est d’accord qu’il serait bon d’avoir une meilleure liaison avec l’AIB.

Norbert Donhofer répond que la LILA avait autrefois un siège de droit au conseil de l’AIB. En réalité, il s’avère difficile de faire dialoguer ces deux associations.

Paul pose alors la question de la date à laquelle a lieu d’ordinaire un congrès, généralement en septembre. Tout le monde semble être d’accord pour dire que c’est une très mauvaise période de l’année : Septembre est un mois où il y a toujours une fête juive importante, le congrès de l’AIB, et comme le dit Liam McGahern, c’est aussi la période de l’année où, après un été calme pour les affaires, il faut faire rentrer de l’argent et où il est donc difficile de s’absenter pour une semaine ou une dizaine de jours.

Evelyne Morel de Westgaver demande si on a déjà pu établir quels étaient les congrès ou les foires les plus réussies. Il serait alors possible de les organiser uniquement dans les villes concernées, c’est à dire Paris, Londres, New York. Les associations concernées pourraient se faire aider par d’autres associations.

Anne Lamort répond qu’il est déjà difficile de fédérer les énergies de personnes au sein d’une même association, et que donc fédérer les énergies de plus d’une association serait source de conflit. Quant à organiser des congrès uniquement entre Paris, Londres et New York, il n’est simplement pas possible de demander aux associations de ces pays d’organiser de tels évènements tous les 6 ans et de perdre de l’argent à chaque fois.

Poul Poulsen rappelle que le congrès scandinave avait été le fruit d’une collaboration entre plusieurs associations, que le congrès était une réussite, mais que la foire avait été désastreuse. Un bienfaiteur avait épongé les pertes.

Alain Moirandat dit qu’Internet n’arrange pas les affaires. Il se demande s’il ne vaudrait pas mieux organiser des congrès sans foires.

Adam Bosze dit que pour ses confrères hongrois et lui-même, la LILA est une marque importante. Il pense que nous devrions maintenir nos traditions. Il ne croit pas que ce soit une bonne idée de mélanger nos congrès avec ceux d’autres associations, sauf si le hasard en donne l’occasion. Nous devons penser à de nouvelles façons de contrer le manque de participation actuel qui est certainement dû à la crise financière mondiale. Pour le moment, il faut trouver des moyens de survie. Après la crise, les congrès retrouveront leur rythme.

Alain Moirandat rappelle que ce congrès est 25% plus cher que prévu à cause de la baisse de l’Euro. Le Franc Suisse n’a pas changé entretemps !

John Thomson dit que les magasins rencontrent les mêmes problèmes. Ceux qui survivent le mieux sont ceux situés dans des zones touristiques. Donc, un congrès à succès doit avoir lieu dans une ville où les gens ont envie de se rendre. Il est inquiet des résultats du questionnaire lancé par la LILA il y a quelques années. Les universités sont en train de faire des coupes budgétaires dans les départements des humanités, car il s’agit aujourd’hui d’avoir des retours sur investissements rapides. Donc, si nous n’explorons pas des idées nouvelles, nous serons vite en situation de faillite. Il nous faut explorer des marchés nouveaux.

Paul Feain donne la foire de Hong Kong comme exemple ; il serait possible d’y organiser un congrès, il serait heureux de s’en occuper.

Alain Moirandat mentionne que ce serait bien que les associations subventionnent les coûts de participation aux congrès pour leurs membres.

Ton Kok se demande si, en organisant un congrès dans une ville que les libraires ne connaissent pas, il n’y aurait pas davantage de chances d’attirer des participants.

John Thomson dit que le congrès de Paris est bientôt là, qu’il faudrait établir un plan d’information afin de générer de l’énergie.

Alain Moirandat demande à Marie Girsel pourquoi elle est la seule déléguée des pays scandinaves à participer aux derniers congrès. Elle répond que la plupart des libraires de ces pays sont des libraires d’occasion et ne se sentent pas concernés par les évènements de la Ligue. Alain Marchiset rappelle aussi qu’une foire en Suède coïncide avec ce congrès.

Tom Congalton dit à tout le monde que le comité va y réfléchir, nommer un ou plusieurs de ses membres pour perpétuer la discussion, et revenir vers les présidents via la liste courriel.

Aucune autre question n’étant posée, Paul Feain suggère de conclure l’atelier.

Sally Burdon et Laurence Worms proposent de conclure la réunion. La proposition est acceptée à l’unanimité.

L’assemblée se termine à 3h20.

Tom Congalton est applaudi par tous.

 

 

 

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